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Deux activités pour parler du handicap en famille, sans se prendre la tête

Voici deux activités concrètes  pour ouvrir la conversation sur le handicap.
L’une sera à partager avec votre petit-enfant malade ou handicapé, l’autre avec ses frères et sœurs et leurs cousins — avec une version adaptée aux ados. 

Par Mireille Paul-Petit

Activité 1 – Avec l’enfant porteur de handicap : « Ma maison, comme je la vis »

Objectif : donner à l’enfant un temps pour se situer dans la famille et parler de son quotidien.

Matériel : une grande feuille (A3), des feutres, éventuellement des playmobils, des silhouettes découpées ou de petits ronds avec le prénom de chacun.

Déroulé :

  1. L’enfant dessine sa maison — les pièces, le jardin s’il le souhaite.
  2. Il place chaque membre de la famille dans la maison.
  3. Aidez-le à mettre des mots sur son quotidien : que voit-il, entend-il, ressent-il dans chaque pièce ? Qu’aime-t-il ? Qu’est-ce qui est difficile ? Qu’aimerait-il changer ?
  4. Terminez toujours en valorisant le positif qu’il peut exprimer — la chance d’avoir une chambre pour lui, le jardin où il aime jouer….

Activité 2 — Avec la fratrie et les cousins : « Si le handicap était… »

Objectif : aider l’enfant à distinguer le handicap de la personne, et à mettre des mots (ou des couleurs) sur ce qu’il ressent.

Matériel : une grande feuille, de la peinture ou des feutres.

Déroulé :

  1. L’enfant dessine ou peint ce qu’il voit du handicap de son frère ou de sa sœur, en utilisant les couleurs pour exprimer ses émotions (vert pour la jalousie, violet pour la honte…).
  2. Permettre la créativité et le symbolisme avec des métaphores du handicap. Si le handicap de ton frère était un animal, ce serait lequel ?  Que ferait cet animal ? Si c’était une plante, un objet ?
    La métaphore permet d’étendre, d’ouvrir, et là quelque chose peut se produire pour l’enfant.
  3.  Quand le dessin est fait, contextualiser, poser des questions, faire parler l’enfant sur ce qu’il a dessiné. Pourquoi ce choix ?

Version ados : « Ce que je n’ose pas dire »
Remplacez le dessin par l’écrit. Chacun note sur un petit papier une phrase commençant par « Ce que je n’ose pas toujours dire, c’est que… », en lien avec le handicap de son frère, sa sœur ou son cousin. Mélangez les papiers, lisez-les à voix haute anonymement : on découvre qu’on n’est pas seul à ressentir telle ou telle chose. Terminez par un tour de table : « une chose que j’admire chez [prénom] ». 
Si l’ado est réticent à l’exercice collectif, privilégiez un temps en tête-à-tête avec le grand-parent, en position d’écoute plutôt que d’animation — c’est souvent ce que cherchent les ados plus que les activités manuelles.

Lors des journées organisées par l’OCH, en particulier l’après-midi des jeunes aidants le 14 novembre 2026 à Paris, seront proposées d’autres activités notamment autour des émotions.

Suggestions d’ouvrages pour poursuivre les échanges:
Timéo et sa drôle de famille de Cécile Gandon, éditions Téqui
Julie et sa drôle de famille de Cécile Gandon, éditions Téqui

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